Plombier et chauffagiste, ce sont deux métiers qui partagent les mêmes tuyaux : l’eau qui arrive, l’eau qui repart, l’eau qui chauffe. Au Mans et en Sarthe, Sorelys Bât traite la plomberie et le chauffage comme un lot du chantier, en rénovation ou en installation neuve, et assure le dépannage des équipements sanitaires. La règle de base ne change pas : ce qui passe dans les murs et les sols se pose avant que les cloisons et les chapes les recouvrent.
Ce que couvrent la plomberie et le chauffage
- Alimentation en eau froide et chaude depuis le compteur : nourrice, robinets d’arrêt par pièce ou par équipement, réducteur de pression quand le réseau public est trop fort.
- Évacuations : eaux usées (cuisine, salle de bain, lave-linge) et eaux vannes (WC), raccordement à la chute ou à l’assainissement.
- Sanitaires : WC posé ou suspendu sur bâti-support, lavabo, vasque, douche avec receveur ou à l’italienne, baignoire, évier.
- Eau chaude sanitaire : chauffe-eau électrique ou thermodynamique, avec son groupe de sécurité et son évacuation.
- Chauffage : radiateurs, sèche-serviettes, création ou modification de circuits, désembouage, équilibrage, raccordement au générateur existant.
- Dépannage des équipements sanitaires : fuites, mécanismes de chasse, robinetterie, siphons bouchés, chauffe-eau.
Le remplacement d’un générateur de chauffage, chaudière ou pompe à chaleur, se décide après un état des lieux de l’installation et du logement.
Les installations que l’on trouve au Mans et en Sarthe
- Maison de ville mancelle en tuffeau et brique : alimentations parfois encore en plomb, évacuations en fonte, radiateurs en fonte, une cave qui facilite le passage des réseaux.
- Longère sarthoise : en zone rurale, les évacuations rejoignent souvent une installation d’assainissement non collectif, contrôlée par le SPANC de la commune ou de l’intercommunalité ; le raccordement de nouveaux sanitaires en tient compte.
- Pavillon des années 1960 à 1980 : cuivre ou acier galvanisé, circuits de chauffage embourbés, radiateurs en acier, parfois une chaudière d’origine au fioul ou au gaz.
- Appartement ancien du centre : colonnes d’eau et chutes communes, qui relèvent de la copropriété ; bruit des évacuations à traiter ; chauffage individuel ou collectif selon l’immeuble.
- Local commercial : point d’eau, sanitaires accessibles aux personnes handicapées, évier de réserve ou de laboratoire selon l’activité.
Comment se déroule une rénovation de plomberie et de chauffage
- État des lieux : matériaux en place, fuites, pression, état des radiateurs, accès au compteur et aux regards.
- Implantation : position de chaque équipement, hauteurs, emplacement des évacuations, en accord avec le plan de la pièce.
- Premier passage : alimentations et évacuations posées dans les sols et les cloisons, avant les chapes et les plaques.
- Essai d’étanchéité : le réseau neuf est mis en pression avant d’être recouvert.
- Chauffage : création ou modification des circuits, désembouage si l’on garde l’existant, pose des supports de radiateurs.
- Second passage : une fois carrelage et peinture finis, pose des sanitaires, de la robinetterie et des radiateurs.
- Mise en eau et réglages : purge, équilibrage des radiateurs, contrôle de chaque point d’eau et de chaque évacuation.
Les installations sanitaires suivent le NF DTU 60.1, le document technique unifié de la plomberie sanitaire, et le NF DTU 60.11, qui donne les règles de calcul des diamètres d’alimentation et d’évacuation.
Chauffage : radiateurs, circuits et régulation
Un chauffage central se compose d’un générateur, d’un circuit et d’émetteurs. En rénovation, on intervient le plus souvent sur les deux derniers : déplacer ou ajouter un radiateur, remplacer un radiateur trop petit pour la pièce, prolonger un circuit vers des combles aménagés, poser un sèche-serviettes dans la salle de bain.
La régulation compte autant que le matériel. Les robinets thermostatiques règlent chaque pièce séparément ; un thermostat d’ambiance pilote le générateur selon la température réelle du logement. Quand un logement est isolé, ses besoins de chauffage baissent : des radiateurs existants peuvent alors suffire avec une eau moins chaude, un point à vérifier si vous envisagez une pompe à chaleur. Ce calcul se fait pièce par pièce, avant de changer quoi que ce soit.
Plomb, évacuations, chauffe-eau, douche : les points techniques
Le plomb. Dans un logement construit avant les années 1950, une partie du réseau peut encore être en plomb. On le remplace dès que les travaux y donnent accès : le plomb se dissout dans l’eau qui stagne.
La pente des évacuations. Une évacuation sans pente régulière se bouche et sent mauvais. Une chute sans ventilation fait « glouglouter » les siphons. Ces deux défauts sont la cause des odeurs les plus fréquentes.
Le groupe de sécurité. Tout chauffe-eau à accumulation en a un : il évacue la surpression quand l’eau chauffe. Il goutte un peu pendant la chauffe, c’est normal ; il doit être raccordé à une évacuation.
Les radiateurs et l’eau du circuit. Un circuit chargé de boues chauffe mal et use la pompe. Brancher des radiateurs neufs sur un circuit embourbé sans le désembouer, c’est les condamner à chauffer à moitié.
La douche à l’italienne. Sans receveur, l’étanchéité repose sur un système posé sous le carrelage et sur une évacuation à la bonne hauteur. Ce poste se traite avec la salle de bain entière, voir notre page rénovation de salle de bain au Mans.
Les erreurs fréquentes en plomberie de rénovation
- Garder un tronçon de plomb ou de galvanisé derrière une installation neuve.
- Fermer les cloisons sans essai d’étanchéité.
- Oublier les robinets d’arrêt par équipement : à la moindre fuite, il faut couper tout le logement.
- Placer les sanitaires loin de la chute sans vérifier que la pente reste possible.
- Encastrer des raccords inaccessibles, là où une trappe de visite aurait suffi.
- Prévoir les prises du lave-linge et du chauffe-eau sans l’électricien : notre page électricien au Mans montre comment les deux lots se coordonnent.
Ce que vous préparez et comment se lit le devis
Avant la visite, repérez le compteur d’eau et le robinet d’arrêt général, photographiez la plaque signalétique de la chaudière ou du chauffe-eau, gardez les dernières factures d’entretien. Si vous avez déjà choisi des équipements, notez leurs références. En copropriété, le règlement dit ce qui est commun (colonnes, chutes) et ce qui est à vous. L’emplacement de la douche, du WC ou de l’évier se décide avant les tuyaux : Sorelys Studio dessine la salle de bain ou la cuisine, et Sorelys Bât pose ensuite les réseaux au bon endroit.
Le devis détaille chaque poste :
- les alimentations et les évacuations : matériau, diamètre, longueurs ;
- chaque équipement, fourni par nous avec sa référence, ou fourni par vous et seulement posé ;
- la dépose et l’évacuation des anciens équipements ;
- les essais, la mise en eau, le désembouage et l’équilibrage s’il y a lieu ;
- ce qui est exclu, par exemple les travaux sur les parties communes.
Pour préparer le budget d’une salle de bain complète, lisez notre guide sur le prix d’une rénovation de salle de bain. La plomberie s’intègre aussi aux autres lots de Sorelys Bât, entreprise générale de bâtiment au Mans.



