Le prix d’une rénovation de salle de bain dépend surtout de ce que l’on change dans la pièce : la place des arrivées d’eau et des évacuations, le type de douche ou de baignoire, l’état du sol et des murs, l’étanchéité, l’électricité, la ventilation, la gamme des équipements et des revêtements, et l’accès au chantier. La surface compte aussi, d’une façon particulière : un WC, une vasque ou un receveur coûtent le même prix dans une petite pièce et dans une grande, si bien qu’une petite salle de bain revient plus cher rapportée au m².
Une salle de bain réunit dans quelques mètres carrés le plombier, l’électricien, le plaquiste, le carreleur et le peintre, avec des temps de séchage entre eux. Les travaux relèvent en général de la TVA à 10 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Sorelys Bât établit son devis après avoir vu la pièce, ses arrivées d’eau et ses évacuations.
Rafraîchir, refaire ou transformer la salle de bain
Trois types de chantier, trois listes de postes :
- Rafraîchir : on garde l’implantation et les réseaux. On remplace un meuble-vasque ou un WC à la même place, on refait les joints, on repeint avec une peinture pour pièces humides, on pose un revêtement de sol sur l’existant quand il le permet.
- Refaire entièrement : on dépose tout jusqu’aux murs et au sol, on reprend la plomberie et l’électricité, on pose une étanchéité dans la zone de douche, puis les revêtements et les équipements neufs.
- Transformer : on change la pièce elle-même, par exemple en remplaçant la baignoire par une douche, en créant une salle d’eau à l’étage ou dans une ancienne chambre, ou en réunissant salle de bain et WC.
Plus le projet s’éloigne de l’existant, plus le nombre de métiers et la durée du chantier augmentent.
Garder ou déplacer les arrivées d’eau et les évacuations
C’est souvent la décision qui pèse le plus sur le devis. Une arrivée d’eau circule sous pression et se déplace assez facilement. Une évacuation s’écoule par gravité : elle a besoin d’une pente régulière jusqu’à la chute, c’est-à-dire la canalisation verticale qui descend vers l’égout. Plus l’équipement s’éloigne de la chute, plus il faut de hauteur sous lui pour garder cette pente.
Ce qui fait varier ce poste :
- la distance entre les nouveaux équipements et la chute, et le chemin des canalisations : sous le plancher, dans un coffrage ou dans une cloison ;
- la traversée d’un plancher ou d’un mur, plus délicate dans une maison ancienne aux solives en bois ;
- le WC, dont l’évacuation demande un gros diamètre : le déplacer est plus contraignant que déplacer une vasque. Un WC à broyeur permet parfois de s’éloigner de la chute, avec un entretien plus exigeant ;
- le WC suspendu, qui demande un bâti-support fixé au mur ou au sol et un coffrage pour le cacher.
Douche à l’italienne, receveur extra-plat ou baignoire : ce que chaque choix implique
| Choix | Ce que demande le chantier | Point à vérifier avant le devis |
|---|---|---|
| Douche à l’italienne, de plain-pied | décaissement de la dalle ou rehaussement du sol de la pièce, évacuation sous le niveau du sol, étanchéité sur toute la zone de douche | nature du plancher et hauteur disponible pour la pente |
| Receveur extra-plat | pose sur le sol existant ou sur un léger rehaussement, raccordement à l’évacuation | ressaut à l’entrée de la douche |
| Douche à la place d’une baignoire | dépose de la baignoire, reprise du mur et du sol, faïence sur toute la hauteur de la douche | position de l’évacuation existante |
| Baignoire remplacée à la même place | dépose, pose et raccordement, tablier, faïence autour | état du mur et du sol sous l’ancienne baignoire |
Sur un plancher en bois de maison ancienne, la douche de plain-pied demande une vérification du plancher : on retient souvent un receveur extra-plat. La paroi de douche, la robinetterie (mitigeur thermostatique, colonne de douche, robinetterie encastrée) et la faïence complètent ce poste, avec de grands écarts d’une gamme à l’autre.
Étanchéité, supports et revêtements
Ces postes ne se voient plus une fois la pièce finie : ce sont eux qui protègent le plancher et les murs de l’eau. Dans la zone de douche, le carrelage se pose sur une étanchéité, liquide ou en natte. Les murs se préparent avec des plaques de plâtre hydrofuges ou un enduit adapté, le sol avec un ragréage s’il n’est pas plan. Un mur ancien irrégulier ou un plancher qui bouge se reprend avant la pose, sinon les joints finissent par se fissurer.
Le revêtement lui-même fait varier le prix par sa matière, son format et sa pose. Un grand format demande un support très plan ; une pierre naturelle demande un traitement et un entretien réguliers ; une mosaïque prend plus de temps à poser. La hauteur de faïence compte aussi : toute hauteur sur tous les murs, ou seulement autour de la douche et de la vasque. Au sol de la douche, un carrelage antidérapant s’impose.
Électricité et ventilation : les mises aux normes
La norme NF C 15-100 découpe la salle de bain en volumes autour de la douche et de la baignoire, avec des appareils autorisés différents dans chacun : prises, interrupteurs, luminaires et sèche-serviettes se placent en fonction de ces volumes. Une installation ancienne est souvent à reprendre pour s’y conformer, avec des circuits protégés par un dispositif différentiel adapté. Le sèche-serviettes, électrique ou raccordé au chauffage central, fait intervenir l’électricien ou le plombier selon le modèle.
Une salle de bain doit aussi évacuer l’humidité : sans extraction d’air efficace, joints et peintures noircissent vite. Selon le logement, il s’agit de raccorder la pièce à la ventilation mécanique existante, d’installer un extracteur ou de créer une VMC.
L’accès et l’organisation du chantier
- L’étage et l’escalier. Monter une baignoire ou un grand receveur et descendre les gravats prend plus de temps dans un escalier étroit ou en étage sans ascenseur.
- La copropriété. Une coupure d’eau sur la colonne s’organise avec le syndic, et le règlement de copropriété peut encadrer les horaires des travaux bruyants.
- La seule salle d’eau du logement. Une solution provisoire est à prévoir pour la durée des travaux.
- Les livraisons. Un meuble-vasque ou une paroi livrés en retard bloquent la fin du chantier : commandez tôt.
- Les temps de séchage. Chape, ragréage et étanchéité imposent des délais entre deux métiers.
Quelle TVA pour une rénovation de salle de bain ?
Selon entreprendre.service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 21 février 2026), les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien d’un logement achevé depuis plus de deux ans relèvent de la TVA à 10 % en métropole : c’est le cas général d’une salle de bain refaite, fournitures posées par l’entreprise comprises. Les équipements que vous achetez vous-même restent à 20 %, et seule leur pose peut bénéficier du taux réduit. Le taux de 5,5 % ne concerne que les lignes d’amélioration énergétique, comme une ventilation hygroréglable ou l’isolation d’un mur donnant sur l’extérieur. Vous certifiez sur le devis ou la facture que le logement remplit ces conditions.
Les lignes à vérifier sur un devis de salle de bain
Un devis complet de salle de bain permet de répondre à ces questions :
- La dépose des anciens équipements et l’évacuation des gravats sont-elles comprises ?
- Combien de mètres de canalisations sont repris, et en quel matériau ?
- Quelle étanchéité est prévue sous le carrelage de la douche, et sur quelle surface ?
- Le support est-il repris : ragréage du sol, plaques hydrofuges sur les murs ?
- Les équipements sont-ils identifiés par leur marque, leur modèle et leurs dimensions ?
- Combien de points électriques, quel sèche-serviettes, quelle extraction d’air ?
- Les finitions sont-elles chiffrées : joints, silicone, peinture du plafond ?
- Chaque ligne indique-t-elle son taux de TVA ?
Comment Sorelys Bât établit le devis d’une salle de bain
Pour une rénovation de salle de bain, Sorelys Bât commence par une visite : nous mesurons la pièce, nous repérons les arrivées d’eau, les évacuations et leur pente, l’état du plancher, de l’installation électrique et de la ventilation. Le devis détaille ensuite chaque poste, de la dépose aux joints de finition.
Sorelys Bât coordonne les corps de métier dans l’ordre du chantier : plomberie, électricité, cloisons et supports, étanchéité, carrelage et faïence, peinture. Le planning est fixé avant le démarrage, un interlocuteur unique assure le suivi de chantier, et la réception des travaux se fait pièce terminée, réserve par réserve.
Vous hésitez sur l’implantation ou les matières ? Sorelys Studio dessine la pièce en plans 2D et 3D avant les travaux. Si la salle de bain fait partie d’un projet plus large, notre guide sur le prix d’une rénovation de maison détaille les autres postes.

